Velouté de potimarron TROP BON

Ca y est je suis amoureuse d’un légume, d’une courge même. Il faut dire qu’elle a tout pour elle, toute en rondeur, d’une belle couleur orangée, au petit goût velouté de noisettes et bourrée de vitamines. Comment ne pas se laisser séduire, je vous le demande.
C’est bien connu, les choses les plus simples sont les meilleures, ce velouté est rapide à réaliser, économique et terriblement bon. Sans épices, le potimarron dans son presque simple appareil, se suffit à lui-même. Je m’étais inspirée d’une recette vue en vidéo d’une chaîne de télé je crois mais je ne la retrouve plus, heureusement j’ai tout noté, rien n’est perdu, ouf on a eu peur.

1

Velouté de potimarron

2Ingrédients :
1 potimarron (le mien faisait 1kg 200 épépiné)
1 ou 2 oignons
1 demi orange
2 gousses d’ail
1 bouillon cube (ou maison) de légumes ou de volaille
Huile d’olive
Sel poivre
1 litre à 1, 5 litres d’eau

3Réalisation :
– Bien laver le potimarron, il peut se manger avec la peau en la mixant car elle est très fine et pleine de vitamines. Avec un couteau bien aiguisé et avec précaution coupez-le en 2 et enlevez les pépins et les fibres (une idée pour faire quelque chose avec les pépins ici) puis le tailler en cubes. Le plus dur est là, il faut des muscles, la chair du potimarron est dure alors il faut s’armer d’un bon couteau et faire attention de ne pas se blesser (miracle j’ai réussi sans blessure de guerre, youhou).
4- Emincer les oignons, peler les gousses d’ail et enlever les germes. Mon astuce pour éplucher et émincer les oignons sans jamais larmoyer : de vieilles lunettes de piscine. Radical. Efficace. Très glamour !! Je songe à breveter l’idée…!
– Dans une cocotte faire revenir l’oignon dans un peu d’huile d’olive jusqu’à ce qu’il fonde un peu, ajouter le potimarron en morceaux, l’ail, presser la demi orange dans le mélange et faire mijoter 10 minutes à feu moyen. Pendant ce temps faire chauffer l’eau (à la bouilloire ça va très vite).
5- Emietter le bouillon cube dans la cocotte et couvrir d’eau (j’ai dû mettre 1,3 litre environ)
– Mettre un couvercle et laisser cuire à petit feu pendant une petite 20aine de minutes. Avec un couteau vérifier que les morceaux soient tendres.
– Saler, poivrer, mixer au mixeur plongeant, c’est prêt !
NB : dans la recette initiale il y avait une branche de céleri, que je n’ai pas mise car je n’en avais pas.

 

Rien de révolutionnaire mais une petite régalade toute simple qui sent bon l’automne ♥

6Miaaaaaaaam !
challenge halloween logoChallenge Halloween chez Lou et Hilde
Chez Nelfe et Mr K retrouvez une recette de crème de potiron au basilic

PS : Joyeux Halloween ! Vous en êtes ce soir ?

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Le Passeur (Lois Lowry)

le passeur lois lowryFiiou celui-là cela faisait plusieurs années qu’il attendait son tour dans ma bibliothèque et il a fallu l’annonce de l’adaptation ciné combinée à la lecture commune organisée par Adalana pour qu’il passe enfin à la casserole… ;)

Un classique de la littérature jeunesse publié en 1992 aux Etats-Unis et en 1994 en France. En 94 j’avais 13 ans, pile poil l’âge cible. Si je l’avais lu cette année là c’aurait été une vraie surprise pour l’univers dystopique que ce livre met en lumière. A l’époque je n’ai pas souvenir d’avoir entendu parler de ce genre d’ouvrages qui pointe des sociétés totalitaires et contre-utopiques où la vie d’apparence parfaite sous-tend un contrôle gouvernemental extrême et policé.
Dans Le Passeur on suit le quotidien de Jonas, 12 ans bientôt 13, et on découvre dans le même temps la société dans laquelle il évolue. La déshumanisation est évidente, chaque individu efface sa personnalité pour la bonne marche de la communauté et tout ça avec le sourire et en pensant oeuvrer au mieux. Il n’y a jamais de vague, tout se déroule parfaitement « bien », la société a été pensée et construite pour éviter les guerres et le malheur qui ont jadis sévi sur la planète mais le joli vernis lisse de ce « nouveau monde » se craquelle à chaque page tournée. La prise de conscience de Jonas se fait au fur et à mesure qu’il découvre ce que cache son univers, dans la douleur et dans le questionnement, interrogations qui trouveront leurs réponses par la voix d’un homme considéré comme un sage : le Passeur.
Même si l’univers créé par Lois Lowry manque tout de même de développement à mes yeux, voilà un joli petit livre essentiellement pour les jeunes lecteurs, qui amènera des réflexions et des discussions intéressantes.
Le passeur Lois Lowry (2)La fin est néanmoins frustrante, d’aucuns s’accordent à dire que ce premier tome se suffit à lui-même, je ne trouve pas. On nous laisse sur une fin trop abrupte à mon goût et j’aimerais pouvoir lever mes interrogations et suivre Jonas dans les tomes suivants dont le dernier Le Fils (après L’Elue et Le messager), vient de sortir en France. Une vingtaine d’années d’écart, donc, entre le début et la fin de l’histoire.

Je vous laisse sur un extrait évocateur trouvé chez Charabistouilles (son billet ici) qui vous donnera peut-être envie de découvrir à votre tour cette drôle de communauté :
« – Papa ? Maman ? demanda timidement Jonas après le repas du soir. J’ai une question que j’aimerais vous poser.
– Qu’est-ce que c’est ? demanda son père.
Il se força à prononcer les mots bien qu’il se sentît rougir de gêne. Il les avait répétés pendant tout le chemin du retour.
– Est-ce que vous m’aimez ?
Il y eut pendant quelques instants un silence embarrassé. Puis Papa émit un petit gloussement.
– Jonas ! Toi ! Et la précision du langage, alors ?
– Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda Jonas.
Une réaction amusée n’était pas du tout ce à quoi il s’attendait.
– Ton père veut dire que tu as utilisé un terme très général, tellement dénué de sens qu’il est pratiquement tombé en désuétude, expliqua sa mère avec soin [...]. Tu pourrais demander : « Est-ce que vous appréciez ma présence ? » Et la réponse est oui.
– Ou bien, suggéra son père : « Est-ce que vous êtes fiers de mes réalisations ? » Et la réponse est oui, de tout cœur ! »
 Le Passeur (The Giver), de Lois Lowry (1992)
Traduit de l’américain par Frédérique Pressman
L’Ecole des loisirs, 1994, 287 pages
4 étoiles

Je me prévois l’adaptation ciné sortie tout juste aujourd’hui, d’autant que j’ai reçu 2 places gagnées sur la page facebook l’Ecole des Loisirs ;)

Les billets de mes compagnons de lecture : AdalanaAudreyLirado – Syl – Trillian
Celui de Séverine et de Hana Pouletta

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Alphonse vous présente les nouveautés (+3)

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Le livre de Perle, de Timothée de Fombelle : Je le lorgnais du coin de l’oeil alors je suis super ravie de l’avoir reçu même si je n’ai pas encore lu Tobie Lolness qui prend la poussière sur une étagère.
Je ne trouve pas de synopsis alors je recopie la 4ème des épreuves non corrigées :
« Il vient d’un monde lointain auquel le nôtre ne croît plus. Son grand amour l’attend là-bas. Aura-t-il assez de toute une vie pour trouver le chemin du retour ? Ceux qui l’ont banni sont résolus à l’en empêcher.
Une exaltante aventure embarquant aux sources de l’imaginaire, éblouissante ode à l’amour, à la magie de la mémoire. »

Le vase où meurt cette verveine, de Frédérique Martin : Après Sauf quand on les aime j’ai envie de continuer avec ce titre. J’ai juste peur de pleurer toutes les larmes de mon corps… (en savoir +)

Jalousie, de Sean Olin : C’est la pure curiosité qui me pousse à ouvrir ce titre. Je n’ai jamais lu de genre « new adult » et on parle tellement de celui-là que je ne veux pas mourir idiote et puis il y a un aspect thriller qui risque de me plaire. (en savoir +)

Et vous, quoi de neuf dans vos bibliothèques ? Vous connaissez ces titres ? Bon week-end  ☼

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J’ai testé : les cookies moelleux au potimarron

L’automne est là, c’est la saison des courges ! J’en ai acheté quelques unes en vue de faire des soupes et des gratins et puis j’ai farfouillé chez La popotte de Manue pour dégoter quelques idées sucrées parce que je n’ai jamais mangé de courges version desserts ou biscuits… Je me suis décidée pour la recette de cookies au potimarron. Du coup avant de faire ma soupe (qui est une véritable tuerie !) j’ai réservé un peu de potimarron pour ces gâteaux qui se révèlent délicieux.
Et au passage pour la première fois j’ai creusé un potimarron pour essayer d’en faire une déco…. A voir si j’arrive à en faire quelque chose ce week-end…

pres cookies 22

Cookies moelleux au potimarron

Ingrédients cookies potimarron1Ingrédients :
(pour environ 20 cookies)
 

200gr de farine
1 cc de levure
1 pincée de sel
100gr de beurre
125gr de sucre
210gr de purée de potimarron
1 œuf
½ cc de vanille liquide
100 gr de chocolat noir en pépites
50 gr de noix de pécan

Réalisation :
Cuire le potimarron en petits morceaux dans un peu d’eau puis l’égoutter et l’écraser à la fourchette en purée. Réserver (il faut 210gr de purée). Préchauffer le four à 180°.
Dans un saladier mélanger le beurre mou (on peut le passer quelques secondes en mode décongélation au micro-onde) et le sucre. Ajouter la purée de potimarron, l’oeuf et la vanille. Puis incorporer le mélange farine/levure/sel petit à petit. Puis enfin le chocolat en pépites et les noix de pécan concassées. (pour les pépites de chocolat je coupe moi-même du chocolat pâtissier en tablette mais les pépites peuvent s’acheter en grande surface, je pense).
Avec une cuillère à soupe former des petits tas à peu près identiques sur une plaque de cuisson recouverte d’un papier sulfurisé. Cuire entre 15 et 20 minutes.

cookies potimarron
pres cookies 322J’ai été surprise par la texture de la pâte : d’habitude pour les cookies je forme des boules à la main mais ici ce n’est pas possible donc j’y suis allée à la cuillère. Il suffit de déposer des petits tas à peu près ronds.

VERDICT : Ils n’ont pas le croquant des cookies mais le moelleux de petits gâteaux type financiers. Et franchement… ils sont super bons !! Je craignais un peu de cuisiner de la courge version sucrée mais me voilà tout à fait rassurée. Et les noix de pécan ajoutent un gros +. Monsieur Mélo les approuve également. Du coup à la prochaine soupe, je garde un peu de chair pour ces cookies… A l’heure où j’écris cet article je doute qu’il en reste encore demain soir… Mais si on veut les conserver, une boîte en fer à l’abri de l’humidité pendant bien une semaine, je pense.

prés cookies 12

 challenge halloween logoJe participe au challenge Halloween chez Lou et Hilde
potimarronsAllez soyons fous, en bonus un petit pense-bête sur le potimarron que je ne connaissais pas beaucoup mais que je sens que je vais pas mal cuisiner…

Les potimarrons sont un groupe de cultivars du potiron, d’origine japonaise (où il est appelé kabocha). Leur forme et leur goût leur ont valu le surnom de Courges châtaignes. Autres appellations : Potiron doux d’Hokkaido. Les potimarrons sont à l’origine une catégorie de Kuri kabocha créé au Japon à partir des Seiyo kabocha (courge Buttercup). Au Japon, on trouve des Kuri kabocha de nombreuses couleurs (bleu, noir, gris, blanc, rouge et orange). Certaines ont une forme plus ronde mais toutes ont une saveur très proche de notre potimarron.
Comme toutes les Cucurbita maxima, il est d’origine américaine (le centre maximal de diversité des C.maxima se trouve dans les Andes) et n’a donc été introduit dans l’Ancien monde qu’après la découverte des Amériques par Christophe Colomb en 1492.
En l’occurrence, les kabochas (dont fait partie le potimarron) auraient été introduits au Japon par des navigateurs portugais en 1541, qui l’auraient amené avec eux à partir du Cambodge. Une autre hypothèse suggère que les Japonais auraient créé les kabochas à partir de courges qui viendraient de Chine.
Il fait partie des variétés sélectionnées en Extrême-Orient depuis plusieurs siècles, en particulier sur l’île septentrionale d’Hokkaido au Japon.
Son importation française est plus récente, elle a été un grand succès.
Les variétés portant le nom commercial de « Potimarron » sont notamment : ‘Uchiki kuri’, ‘Akaguri’, ‘Red kuri’, ‘Potimarron français’… Elles ont un aspect semblable : une forme de toupie rouge ou orange, de un à trois kilogrammes. Elles ont toutes une saveur douce, un goût prononcé de marron et une chair épaisse et particulièrement crémeuse.
Le potimarron est très riche en vitamines A, B, C, D, E, en oligo-éléments (phosphore, calcium, magnésium, fer, potassium, silicium,sodium…), en acides aminés, en acides gras insaturés, en amidon, en sucres naturels et en carotène.
Plus le fruit est conservé dans une cave sèche, plus ses teneurs en vitamines et en sucre augmentent.
Comme les potirons, les potimarrons peuvent être consommés en potage, au four avec de l’ail, frits, en tourte ou en purée. À la différence du potiron, il n’est pas nécessaire de retirer la peau du potimarron avant la cuisson. (merci Wikipedia)

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L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

l'incolore tsukuru tazaki Murakami1Cet auteur, quel bonheur ! Une fois de plus Haruki Murakami fait preuve d’un formidable talent de conteur dans ce dernier roman dont le personnage principal, Tsukuru Tazaki, se jugeant banal et insignifiant, se retrouve rejeté par son cercle d’amis. Un rejet brutal et soudain qui le laisse dans une douloureuse hébétude. Il se sentait déjà bêtement un peu en marge parce que chacun de ses amis portait un patronyme représentant une couleur et pas lui. Puis il se sentait d’ailleurs trop ordinaire et discret par rapport à eux qui avaient chacun un trait de caractère prononcé : la douce pianiste Yuzuki, l’espiègle et affirmée Eri, le sportif Yoshio et le doué en maths Kei. Et pourtant tous les cinq formaient une parfaite harmonie. Une solide amitié que rien ne semblait pouvoir briser. Alors quand, de retour dans sa ville natale, ses amis coupent les ponts brutalement il ne reste que la douleur et l’incompréhension. On dit qu’une blessure laisse toujours une cicatrice et si par la suite Tsukuru surmontera tant bien que mal l’événement pour vivre à peu près normalement, le manque et la douleur seront toujours présents en toile de fond dans chacune des années de sa vie. Sara, une femme qu’il pense pouvoir aimer, le poussera à chercher les explications qu’il a mis tant de soin à tenir à l’écart.

haruki murakamiMoins hypnotique que 1Q84 ce roman n’en est pas moins beau. Admirative que je suis du style épuré, sensible et accessible de l’auteur je ne pouvais qu’adhérer à ce long titre qui résonnait déjà mélodieusement à mes oreilles avant même de trouver sa place sur les rayons des librairies. La solitude des personnages, la sagesse, l’étrangeté, la poésie, la finesse psychologique et la frontière toujours mince entre rêve et réalité, tout me pousse à explorer davantage sa bibliographie. Si je m’écoutais j’enchaînerais ses titres pendant une semaine sans discontinuer. Il n’y a -je crois- « que » 13 romans traduits en français et j’ai déjà lu les 1Q84 et Le passage de la nuit alors je vais essayer de faire durer un peu surtout qu’un Murakami c’est encore mieux quand c’est lu au moment opportun.
Si L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinages est plus classique que la plupart de ses autres titres, cela reste un beau roman plein de sens dont on ressort grandi et apaisé. Je croise les doigts pour un autre titre l’année prochaine et, pourquoi pas, le prix Nobel.

EXTRAITS :

« Ce n’est pas seulement l’harmonie qui relie le cœur des hommes. Ce qui les lie bien plus profondément, c’est ce qui se transmet d’une blessure à une autre. D’une souffrance à une autre. D’une fragilité à une autre. C’est ainsi que les hommes se rejoignent. Il n’y a pas de quiétude sans cris de douleur, pas de pardon sans que du sang soit versé, pas d’acceptation qui n’ait connu de perte brûlante. Ces épreuves sont la base d’une harmonie véritable. »

« Il pénétra dans l’enceinte de la gare depuis le guichet d’accès de Yaesu et s’assit sur un banc, sur le quai de la ligne Yamanote. Et puis il passa là une bonne heure à contempler les alignements de wagons verts qui se succédaient presque toutes les minutes, déversant un nombre infini de voyageurs puis ingurgitant de nouveau, à la hâte un nombre infini de voyageurs, avant de s’ébranler. [...]
Sans cesse, les voyageurs affluaient, ils formaient spontanément des files bien nettes, montaient en bon ordre dans le train et se laissaient transporter vers une destination quelconque. Tsukuru était surtout impressionné par l’innombrable quantité d’humains qui peuplaient cette planète. Il lui semblait tout aussi miraculeux que, dans ce monde, circulent un si grand nombre de trains. Que tant de gens dans tant de wagons soient ainsi transportés aussi méthodiquement. Que tant de gens viennent de quelque part et se rendent autre part. »

«  »Il y a dans la vie des choses trop dures à expliquer, dans n’importe quelle langue », avait dit Olga. Elle avait certainement raison, songea Tsukuru en buvant son vin. Et pas seulement quand il s’agissait de les expliquer aux autres. Même pour soi-même, c’était vraiment trop difficile. Quand on se force à trouver des explications, il n’en sort que des mensonges. »

« Voltaire le réaliste disait que l’originalité n’était rien d’autre qu’une imitation judicieuse. [...]
Pour chaque chose, il faut un cadre. Pareil pour la pensée. On ne doit pas craindre le cadre exagérément, mais il ne faut pas non plus craindre de le casser. C’est ça le plus important pour trouver la liberté. Respecter et détester le cadre. Les choses qui comptent le plus dans la vie d’un homme son toujours ambivalentes. Voilà à peu près tout ce que je peux dire. »

« [...] J’aime cuisiner mais je n’ai nulle envie d’en faire un métier et d’être enfermé dans la cuisine d’un restaurant. Si cela m’arrivait, je me mettrais tôt ou tard à haïr quelqu’un.
- Haïr quelqu’un ?
- Le chef hait les serveur, et l’un et l’autre  haïssent les clients, déclara Haida. Ce sont les mots d’Arnold Wesker, dans sa pièce La Cuisine. Les hommes privés de liberté en viennent toujours à haïr quelqu’un. Tu ne crois pas ? »

Anecdote : le titre du roman est un clin d’oeil à Franz Liszt pour son morceau Le mal du pays dans l’oeuvre Années de pèlerinage :

Quatrième de couv’ :
« Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d’université jusqu’au mois de janvier de l’année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort.
À Nagoya, ils étaient cinq amis inséparables. L’un, Akamatsu, était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu ; Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur.
Tsukuru est parti à Tokyo pour ses études ; les autres sont restés.
Un jour, ils lui ont signifié qu’ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans aucune explication. Lui-même n’en a pas cherché.
Pendant seize ans, Tsukuru a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n’aurait pas encore compris qu’il était mort.
Il est devenu architecte, il dessine des gares.
Et puis Sara est entrée dans sa vie. Tsukuru l’intrigue mais elle le sent hors d’atteinte, comme séparé du monde par une frontière invisible.
Vivre sans amour n’est pas vivre. Alors, Tsukuru Tazaki va entamer son pèlerinage. À Nagoya. Et en Finlande. Pour confronter le passé et tenter de comprendre ce qui a brisé le cercle.
Après la trilogie 1Q84, une oeuvre nostalgique et grave qui fait écho aux premiers titres du maître, La Ballade de l’impossible notamment. »
L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage
de Haruki Murakami (2013)
Traduction du japonais par Hélène Morita
Belfond, sept 2014, 367p
4,5 étoiles sur 5
source photo auteur : http://trackingwonder.com/

Je participe au challenge écrivains japonais chez Adalana et ce roman entre aussi dans le challenge Rentrée Littéraire 2014 chez Herisson(4/6)

logo-challenge-c3a9crivains-japonais challenge RL 20141

 

L’avis de : MangoCachou -

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Une pomme par jour

Une pomme par jour« Une pomme par jour éloigne le médecin » …. « pourvu que l’on vise bien ! » aurait ajouté Winston Churchill…
 70 recettes dans ce livre consacré à la pomme.  Plutôt traditionnelles façon « recettes d’antan », beaucoup de recettes sucrées, quelques recettes salées (au cidre notamment, miam !). Des illustrations appétissantes et soignées et surtout le must : un guide sur l’histoire de la pomme, les variétés, plusieurs pages consacrées à l’histoire du cidre et des doubles pages consacrées à une variété en particulier (Elstar, Reinette Clochard, Belle de Boskoop, …) de la saison à l’avis des croqueurs. Bien sûr toutes les variétés ne sont pas référencées (il faudrait une encyclopédie) mais voilà un bel hommage à ce fruit très familier qui subit lui aussi les transformations industrielles propres à l’utra-consommation de la société d’aujourd’hui. D’ailleurs on nous le dit en introduction : préférons les circuits locaux et les productions à petite échelle plutôt que les grandes surfaces aseptisées… Un joli livre, donc, auquel j’ai trouvé une faiblesse malheureusement non négligeable : J’ai réalisé une des recettes (le quatre-quarts aux pommes caramélisées) qui m’a posé quelques soucis : il est noté de battre le beurre mou et le sucre mais il est évident quand on essaie de le faire au fouet que ce genre de mélange se fait avec un robot. Que je ne possède pas. Ce n’est pas précisé. Bon je vous l’accorde, c’est un détail, on s’en passe, j’y suis allée gaiement à la main. En revanche, on nous dit de faire un caramel mais on ne nous en indique pas les étapes. Heureusement que j’ai fait du caramel il n’y a pas si longtemps. Mais le mien prend une couleur ambrée dès la chauffe et dans la recette on nous parle de caramel blond… Puis enfin on nous demande de planter les tranches de pommes dans la pâte. Mais allez planter des tranches lorsque vos cubes de pommes qu’on vous a demandé de couper au début sont cuits (donc tout mous) et imbibés de caramel… Une recette un peu bancale, donc. Je ne sais ce qu’il en est pour les autres mais je vous rassure si besoin est, j’ai quand même réussi mon quatre-quarts qui a eu énormément de succès. Il est savoureux, on ne peut pas dire le contraire.

Du coup je vous livre la recette un chouilla modifiée si ça vous tente…. :

Quatre-quarts aux pommes caramélisées
(4-6 personnes)


IMG_8083La pâte :

– 4 oeufs
– 250 gr de sucre
– 250 gr de beurre mou + pour le moule
– 250 gr de farine fluide

Les pommes :
– 3 pommes
– 1 demi citron (1 entier dans la recette originale)
– 100 gr de sucre (150 gr dans la recette originale)
– 20 gr de beurre

Fouetter ensemble le beurre mou et le sucre (avec un robot si vous en possédez un, sinon allez y avec vos jolies petites mains propres en malaxant ou bien faites fondre le beurre entièrement, il se mélangera très bien avec un fouet manuel. La texture du gâteau ne sera peut-être pas tout à fait la même mais avec les pommes au caramel vous êtes assuré du moelleux, no stress). Ajouter les oeufs un à un en mélangeant entre chacun, puis ajouter la farine progressivement.

Préchauffer le four à 180°.

Bien nettoyer les pommes, les peler et les couper en cubes. Citronner. Faire fondre les 20 gr de beurre dans une poêle et dorer les pommes sur feu relativement fort, 5 min environ de chaque côté. Faire un caramel avec le sucre (laisser fondre les 100 gr de sucre dans une casserole, à sec, jusqu’à ce que le sucre fonde entièrement). Hors du feu le verser sur les pommes.

Verser les pommes au caramel dans la pâte puis mettre le tout dans un moule beurré et fariné. Mettre au four environ une heure (40-45 min dans la recette mais ce n’était pas cuit chez moi. Plantez un couteau au milieu du gâteau à la fin de la cuisson, si elle ressort sans traces de pâte, c’est cuit).

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Moelleux et goûteux, une réussite.

IMG_8092

Une pomme par jour, de Keda Black
(photographies de Marie-Pierre Morel, Sophie Préchaud & Julie Serre)
editions Marabout, sept 2014, 191 pages
Fiche Babelio
Livre reçu et chroniqué dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio.
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Tartelettes au chocolat et caramel beurre salé

Vendredi soir je me suis lancée dans la réalisation de tartelettes chocolat & caramel beurre salé et le résultat me rend toute fière ^.^. C’était la première fois que je réalisais ce caramel – d’ailleurs je n’ai jamais beaucoup cuisiné de trucs au caramel – et je suis très agréablement surprise du résultat. Quasi coulant tout en gardant une certaine fermeté, relevé d’une ganache chocolat toute douce, le tout dans une pâte sablée ou sucrée bien croquante, j’ai juste envie d’en faire toutes les semaines maintenant… >.<

tartelettes chocolat caramel beurre salé

Tartelettes au chocolat et caramel beurre salé
pour 10 tartelettes de 8cm de diamètre

Je partage la recette de la pâte mais on peut aussi acheter une pâte toute faite si le temps manque… Sinon on peut aussi préparer la pâte à l’avance, foncer les moules et les congeler pour les faire cuire un autre jour (déjà testé, ça marche !)

pâte1Pour la pâte sablée :
– 50 gr de sucre
– 50 gr de sucre glace
– 250 gr de farine
– 150 gr de beurre mou
– 1 pincée de sel
– 1 œuf
– 1 cc d’extrait de vanille

1. Battre les oeufs avec les sucres, le sel et la vanille 2. Ajouter la farine en 1 fois et pétrir du bout des doigts 3. Ajouter le beurre mou en morceaux (s’il est trop dur : quelques secondes au micro-onde à basse puissance) et pétrir rapidement en incorporant bien le beurre mais sans trop travailler la pâte 4. Former une boule, la recouvrir de film alimentaire et placer au frigo au moins une heure pâte25. Fariner le plan de travail, la pâte et le rouleau ; étaler la pâte, découper des cercles + grands que les moules (pour les bords) et foncer les moules en enlevant l’excédent de pâte avec le plat d’un couteau.
6. Recouvrir les pâtes de papier sulfurisé et remplir de haricots secs ou de billes d’argile.
7. Faire cuire 10 min à 180°C, enlever les billes, piquer le fond des tartelettes et pour cuire le fond remettre au four 8- 10 minutes. Réserver.

pâte3PS : les bords de mes pâtes ne sont jamais bien droits, je ne sais pas faire les bords bien nets mais ça se mange quand même ! et puis entre nous ça a un petit côté « terroir » pas déplaisant ;)

tartelettes chocolat caramel beurre salé2Pour le caramel :
– 200 gr de sucre
– 150 gr de crème liquide (je n’avais que de la semi-épaisse légère en brique et ça fonctionne à merveille)
– 50 gr de beurre demi-sel

1. Faire un caramel à sec : laisser chauffer le sucre à feu moyen dans une casserole jusqu’à ce qu’il fonde entièrement et se pare d’une couleur bien dorée. 2. Quand le sucre est presque fondu faire chauffer la crème (au micro-ondes pour moi) 3. Ajouter une cuillère de crème dans le caramel en remuant (attention aux projections) puis incorporer le reste de crème en remuant toujours 4. Ajouter le beurre et remuer à feu doux-moyen en laissant s’évaporer jusqu’à l’obtention d’un caramel semi-liquide 5. Laisser tiédir 2 minutes et couler dans le fond des tartelettes.

tart1Pour la ganache chocolat :
– 150 gr de chocolat noir pâtissier
– 15 cl de crème liquide
– 35 gr de beurre doux

1. Faire fondre le chocolat (sacrilège diront certains mais je le fais fondre au micro-ondes avec un chouïlla d’eau, à basse température et en remuant bien à la sortie) 2. Ajouter la crème chaude au chocolat par petites quantités en remuant vivement 3. puis le beurre coupé en morceaux. mélanger jusqu’à obtention d’un chocolat lisse. 4. puis couler dans les tartelettes.

Elles se mangent après passage au frigo, perso je les ai laissées une nuit pour le résultat sur la photo. Elles sont A CROQUER ♥

Si d’aventure vous avez envie de me montrer les photos de vos réalisations n’hésitez pas à le faire sur la page facebook.
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