A Kiss in the Dark – Cat Clarke

a kiss in the darkQuatrième de couv’…
Un roman qui vous fera revivre les délices et les frissons de votre premier amour.
Lorsque Alex et Kate se rencontrent, l’attirance est immédiate.
Il a de l’humour, il est beau et un brin timide : tout ce que Kate recherche chez un petit ami.
Elle est jolie, craquante, avec un irrésistible soupçon de naïveté : Alex ne peut résister à son charme.
L’un des deux cache pourtant un lourd secret qui va non seulement peser sur leur amour naissant, mais aussi menacer leurs vies…

A Kiss in the Dark, de Cat Clarke (2014)
traduit de l’anglais (Angleterre) par Alexandra Maillard
Robert Laffont, Collection R, mai 2014, 392 pages
(à partir de 14 ans, je dirais)
4 étoiles

« Les apparences sont donc bien en péril puisqu’il s’agit toujours de les sauver. » Natalie Clifford Barney (Extrait des Pensées d’une Amazone)

« Tout était devenu compliqué, chaque bribe de bonheur était légèrement ternie. Mais un bonheur terni, ça vaut plus le coup que pas de bonheur du tout. » (page 115, A Kiss in the Dark)

Cat ClarkeCat Clarke, l’unique, la seule, celle que tous les ados s’arrachent, est de retour avec son quatrième roman. Ses livres (clic) manient des thèmes qui parlent immédiatement au moindre jeune de + de 14 ans : amitié, jalousie, vengeance, premier amour, suicide, premières fois, préjugés, … . Elle y insère généralement une bonne dose de culpabilité (une marque de fabrique ?) et malmène beaucoup ses personnages qui sont souvent borderline et/ou en pleine crise existentielle (on me glisse à l’oreille que c’est en fait le propre de l’ado..). Son style est toujours direct et familier et colle au plus près du réel. Saupoudrez-y quelques situations extrêmes et/ou dramatiques et vous avez du pur Cat Clarke qui parfois choque, remue souvent, fait couler des litres de larmes et chavirer tous les coeurs de moins de vingt ans. Depuis Revanche et maintenant avec A Kiss in the Dark elle s’intéresse plus particulièrement à l’orientation sexuelle. Pas celle qui ne dérange pas, l’autre. La contre-nature diront les bas-de-plafond. Et la démarche est carrément louable même si ces deux romans ne feront jamais partie de l’Académie des Lettres. Mais en fait non, A Kiss in the Dark ne parle pas d’homosexualité. Pas vraiment. Puisque -c’est révélé dès les premières pages – Alex est une fille qui ressemble à un mec et qui rencontre une fille qui croit que c’est un mec. (vous suivez ?). La question du genre et de ce que doit être une fille ou un garçon se pose. Mais l’homosexualité, Alex ne s’est jamais vraiment posé la question, ou pas clairement. Elle ne révèle rien à Kate, sans trop savoir pourquoi, c’est juste plus facile. Puis ils elles se revoient une fois, puis deux… La vérité devient de plus en plus dure à révéler jusqu’à ce que cela devienne totalement impossible…
Donc voilà, A Kiss in the Dark est -bêtement- l’histoire d’un gros mensonge, mais seulement un mensonge par omission, du moins au départ. Mais ça bouscule, ça fait se questionner, ça éclate les préjugés, démonte quelques barrières mentales. Regard des autres, conformisme, culpabilité, honte, quête d’identité mais aussi question de ce que la féminité ou la masculinité impose, les ingrédients d’un bon roman ado, finalement. A ça près que A Kiss in the Dark est un peu plus que ça. Plus fin peut-être dans le message délivré et assez unique en littérature, je pense.
J’ai lu que quelques lecteurs avaient trouvé Kate immature, méchante-pas-belle. Moi je me mets à sa place deux secondes : imaginez que vous découvriez plusieurs mois après votre rencontre que votre premier amour, le mec que vous aimez de plus en plus, avec lequel vous créez une complicité toujours croissante, avec qui vous vous imaginez vivre une longue et belle histoire sentimentale, soit finalement une fille. Le choc serait violent, non ? Ses choix ne sont certes pas très malins mais finalement elle emploie le même schéma qu’Alex : ne pas dire, laisser dire puis se faire prendre au piège.
La fin m’a beaucoup plu. J’imagine bien la scène et la suite de l’histoire…

Bref, j’ai pris plaisir à accompagner ces deux ados le temps de leur inextricable situation, et ce malgré quelques petites longueurs relatives au quotidien adolescent. Les émotions sont là et un Cat Clarke ça se lit avec le coeur…

PS : un Cat Clarke que j’apprécierais voir adapté au ciné, pas vous ?

PS2 : Je n’ai pas lu l’ouvrage dont est extraite la citation d’introduction, je ne connais même pas Natalie Clifford Barey (ouuuuh pas bien), j’ai juste cherché un citation qui illustrerait cette lecture que j’ai trouvée sur evene.lefigaro.fr …
source photo auteur : babelio.com
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Publié dans Angleterre, Jeunesse / Young Adult | Marqué avec , , , , , , , | 2 commentaires

Oups… +17 dans la Pile.

Salut la compagnie,
Il pleut pleut pleut. J’espère que ceux qui sont en vacances arrivent à en profiter quand même. Le soleil va bien finir par arriver, ne désespérons pas ! Ici pas de voyage de prévu (peut-être un petit en septembre) alors on va en profiter pour refaire quelques peintures dans l’appartement et moi j’essaie de flinguer ma Pile à lire. Sauf que ce n’est pas simple (surtout vu le rythme de lecture que je me paie !). Depuis le 15 mai, date du dernier article des arrivées dans la biblio il s’en est passé des choses… C’était un petit +8, là c’est carrément un +17 ! Tant pis, on n’a qu’une vie !

N’hésitez pas à me laisser vos commentaires sur les livres que vous avez déjà lus et/ou qui vous tentent… ;)

1

Les mères, de Samantha Hayes est déjà lu. A venir sur le blog, donc… Petit thriller mettant la grossesse en avant.
Je n’ai pas résisté au manoir de Tyneford de Natasha Salomons et j’ai super hâte… Début du XXème siècle, les aventures d’une domestique dans un manoir britannique.
Un petit Anne Rice avec Le Sortilège de Babylone. Ca a l’air sympa cette histoire de fantômes dans le New York d’aujourd’hui…
Un tome 1 YA avec Imposteur de Susanne Winnacker : petit thriller dont les droits TV ont été achetés par la Warner Bros. A suivre ?
Les papillons rêvent-ils d’éternité de Sandra Labastie relate l’expérience d’une enfant dans une secte je crois… Je suis impatiente de le lire…
Shame on me, je n’ai toujours pas lu le tome 2 de la Sélection de Kiera Cass alors que j’ai déjà le 3, L’Elue. Il serait temps, non ?

photo 2

Les deux premiers tomes de Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs. J’en ai lu beaucoup de bien. Une trilogie assez spéciale comme les enfants dont il est question, non ?
A Kiss in the Dark de Cat Clarke est lu donc à venir sur le blog…

3

La Ballade d’Hester Day de Mercedes Helnwein. Un road trip, j’adore ça… J’ai par contre légèrement tiqué lorsque j’ai lu que l’auteure était une « plasticienne réputée, belle comme une pin-up dans un film de David Lynch ». A priori mal placé sans doute !!
Je DOIS lire Le roman du mariage de Jeffrey Eugenides depuis une éternité. Je VEUX le lire vite. (méthode coué).
Le voyage de Nina de Frédérique Deghelt parle de la fugue d’une adolescente. Cela me tente beaucoup !
Je n’ai jamais lu Christian Bobin et j’ai décidé de commencer par La part manquante. Un peu peur tout de même de ne pas être y être sensible…
La danse des ombres de Yelena Black est un roman ado mettant en scène une adolescente dans une grande école de danse classique qui a perdu sa soeur et cherche à la retrouver… Le milieu de la danse me plait beaucoup, c’est la raison première pour laquelle je souhaite lire ce petit YA.

5

Eleanor & Park de Rainbow Rowell est lu et chroniqué. Gros BOF en ce qui me concerne.
Par contre Tant que nous sommes vivants de Anne-Laure Bondoux a l’air terrible ! Mais je ne sais pas trop à quoi m’attendre, la 4ème en dit peu. J’ai lu du bien et du moins bien chez ceux qui l’ont déjà lu. A paraître en septembre.

4

Pour finir 2 petits qui ne rentrent pas dans la Pile à lire à proprement parler (ouf !). Mon papa m’a offert Un monde de chats. J’essaie d’en parler prochainement. Je l’a-dore.
Et Nodrey m’a offert Le grand livre de la pâtisserie facile, merci encore ♥

Autre chose…. Je cherche (désespérément) les sacs de l’été des éditions Points.

sacs éditions Points
Je suis un peu en colère contre l’éditeur qui a annoncé la chose dès le mois d’avril sur les réseaux sociaux (1 sac offert pour l’achat de 2 Points en librairie). Plusieurs lecteurs se sont déplacés pour rentrer bredouilles et déçus. Points ne donne pas de liste des librairies participantes et lorsqu’en mai je suis allée en chercher ils étaient encore introuvables. Il y a quelques jours j’ai fait 3 libraires (3 !) et toujours rien. Et je sais que je ne suis pas la seule. Comment ces sacs sont-ils distribués ? Où ? Ils sont superbes, il faut le reconnaître mais s’ils sont introuvables pour la plupart d’entre nous ce n’est vraiment pas cool.
Du coup je fais appel à vous, si par le plus grand des hasards ils sont disponibles chez vous, je serais ravie que vous m’en preniez un (voire deux hein, je les aime tous les deux ;-D). Je rembourse bien évidemment les livres et les frais de port.
Les titres qui me tentent chez Points :
Karoo de Steve Tesich – La grâce des brigands de Véronique Ovaldé – Rosa Candida de Audur Ava Olafsdottir -La singulière tristesse du gâteau au citron de Aimée Bender – Parfois je ris tout seul de Jean-Paul Dubois – Middle sex de Jeffrey Eugenides – L’invisible de Robert Pobi – ….

Voilà, la bouteille est lancée…

Bon week-end !! :-)

 

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Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, de Stefan Zweig

24h-de-la-vie-d-une-femmeEn quelques mots :
Au début du siècle, une petite pension sur la Riviera. Grand émoi chez les clients de l’établissement : l’épouse d’un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu’une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C’est elle qui, au cours d’une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, de Stefan Zweig (1938)
Traduit de l’allemand par Olivier Bournac et Alzir Hella
3 étoiles

J’avais vraiment adoré, que dis-je, été éblouie par Le joueur d’échecs, seul autre titre lu de Zweig. Tellement que quand la pièce de théâtre est passée dans une petite ville de ma région j’avais sauté sur l’occasion et avais vraiment été bluffée une deuxième fois, et par l’histoire et par la narration et encore plus par le jeu du comédien (en farfouillant je crois qu’il s’agit d’André Salzet) qui a joué la pièce seul sur scène de bout en bout. Une performance incroyable, j’étais ressortie de là enchantée, les poils dressés.
Du coup Zweig avait une place à part dans mon coeur. Et c’est sans doute en partie la raison pour laquelle j’ai attendu au moins 3 ans avant d’ouvrir un autre titre de l’auteur autrichien.
Dans Vingt-quatre heures de la vie d’une femme j’ai retrouvé le style simple mais surtout percutant avec l’histoire de cette femme convenable qui se prend de pitié et de passion pour un pauvre bougre dépendant aux jeux d’argent. On retrouve le thème de la perte de la raison, de l’obsession et j’aime beaucoup ce côté là de ces deux nouvelles. La fièvre du jeu est terriblement bien décrite, Zweig a un don pour raconter la descente aux enfers de l’esprit.
Cependant cette lecture ne m’a pas autant enchantée que la première. Plus molle, paraissant plus longue, j’ai un peu peiné à la terminer. Alors bien sûr quand on replace le contexte dans le début du XXème siècle on comprend le malaise de la situation, le scandale lié au fait de s’enticher d’un homme tout juste rencontré, et j’aime ce côté anti-conformiste de Zweig dénonçant les carcans de l’époque mais je suis restée un peu sur ma faim comparativement au Joueur d’échecs.

Stefan_ZweigToujours est-il que Zweig est un auteur que j’ai envie de continuer à découvrir. Son histoire, sa mort, son style, me fascinent. Cette édition du Livre de Poche comporte d’ailleurs une intro racontant la vie et la mort de l’auteur.

24h de la vie d'une femme Zweig

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Eleanor & park – Rainbow Rowell

eleanor & park 12-21 éditionsQuatrième de couv’…
1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s’installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l’ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths… Et qu’importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là.

Eleanor & Park, de Rainbow Rowell
traduit de l’anglais (US) par Juliette Paquereau
éditions 12-21 pour la version numérique
Pocket Jeunesse (version papier), juin 2014, 384 pages
2.5 sur 5

 

Bon bon bon… J’aurais voulu vous annoncer que j’ai passé un merveilleux moment comme la plupart des commentaires passionnés croisés sur ce roman mais l’alchimie n’a pas eu lieu.
C’est d’abord le style qui m’a rebuté, tellement sommaire, sans relief… Je parle de la version française car je ne lis pas l’anglais et je me demande justement si la traduction ne dessert pas totalement l’écriture…
Mais soyons honnêtes la romance ne m’a pas vraiment fait vibrer non plus. Faite de platitudes et assez ennuyeuse, Park & Eleanor sont censés avoir 16 ans, je leur en aurais donné 3 de moins. C’est au plus une histoire mignonne, deux ados découvrant l’amour et faisant face au harcèlement d’Eleanor par les autres lycéens : la jeune fille en plus d’être rousse est ronde, ne s’habille pas comme tout le monde et a une situation familiale difficile avec une mère aux revenus modestes sous le joug d’un homme colérique et alcoolique.
L’aspect sympa est que l’histoire a les années 80 pour décor – chose assez originale dans un roman ados en 2014 – pas d’internet ni de téléphones portables mais des vinyles et des cassettes audio avec des groupes tels que les Beatles, les Smiths, U2 et d’autres sombres inconnus. Rainbow Rowell a d’ailleurs dressé la playlist du livre à découvrir ici.

Alors bien sûr Eleanor est touchante. Elle me fait d’ailleurs penser à la – très belle – chanson C’est ta chance du grand Goldman…

« Aujourd’hui, Eleanor portait sa veste de costume en peau de requin et une vieille chemise de cow-boy à carreaux. Elle avait plus la dégaine de son grand-père que de sa mère.
Mais ce n’était pas que ses vêtements le problème. C’était elle.
Eleanor n’était pas… charmante.
Elle était gentille. Elle était respectable. Elle était honnête. Elle était du genre à donner le bras à une vieille dame pour l’aider à traverser. Mais personne – pas même la vieille dame – ne dirait d’elle : « Vous connaissez Eleanor Douglas ? Quelle charmante jeune fille. » »

… et ce roman a au moins le mérite de parler du harcèlement et de la méchanceté propre à l’humanité. Mais sinon…. bof. Et je crois vraiment que le style n’est pas étranger à ma déception… Ceci dit c’est un « roman ado » (« à partir de 13 ans » lui convient bien) et je crois que j’ai été prise dans l’effervescence des coups de coeur des blogueurs, je m’attendais à quelque chose de plus abouti.

E&P Raibow Rowell

 Quelques passage WTF :
 » Park était assis en face d’elle, se forçant à garder le sourire, mais il avait l’air aussi mal à l’aise qu’elle. » ==> Ils sont toujours toujours toujours mal à l’aise… Toutes les 3 pages je dirais.
« Richie est le chef de famille. Richie est celui qui apporte la nourriture sur la table. » ==> Alors je sais bien qu’on est dans les années 80 et que les mentalités sont ce qu’elles sont mais quelle couche elle tient la mère d’Eleanor… Prendre autant la défense d’un cinglé au détriment de ses propres enfants… C’est limite pas crédible.
 » Elle était tellement euphorique qu’elle a souri à Mme Dunne en entrant dans son bureau.
- Eleanor, lui a t-elle lancé en la prenant dans ses bras.
Mme Dunne était à fond sur les câlins. Elle l’avait prise dans ses bras dès leur première rencontre. » ==> WTF ?! Je ne sais plus qui est Mme Dunne, une conseillère pédagogique, quelque chose comme ça mais euuh ?! D’ailleurs le prof de littérature prend aussi Eleanor dans ses bras pour un câlin lorsqu’elle récite brillamment une poésie… Dans les deux cas ce sont des passages sur lesquels j’ai bugué un peu.
« Si ça ne marche pas avec son oncle, ne ramène pas Eleanor chez elle. Amène-là ici et on trouvera une solution ». ==> Là c’est le père de Park qui parle. Il donne donc son consentement à son fils qu’il surprend à fuguer en pleine nuit pour aller mener Eleanor à des centaines kilomètres de là (chez son oncle) en voiture, à 2h du matin. Précisons que Park a eu son permis la semaine précédente, qu’il a 16 ans et qu’il ne sait pas conduire une voiture à boîte manuelle. Je vous le donne dans le mille : son père lui ordonne de prendre la manuelle. Wtf ?!

Il y a énormément de passion autour de ce titre ce qui donne lieu à des dessins sympas comme celui-ci (source : thescarlettsplace.blogspot.fr) :

resena-eleanor-park-rainbow-rowell-L-04m0GG

Merci aux éditions 12-21 de m’avoir permis de découvrir de titre qui me faisait pourtant tellement envie !

rainbow-rowellRainbow Rowell écrit des romans, parfois sur des adultes, parfois sur des adolescents. Mais elle invente toujours des histoires sur des personnages qui ont l’impression de se planter. Et qui tombent amoureux. Quand elle n’écrit pas, Rainbow Rowell adore lire des comics e discuter à n’en plus finir sur le sens de la vie. Elle vit dans le Nebraska avec son mari et ses deux fils (source texte : Pocket Jeunesse – source photo)

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Ici et maintenant – Ann Brashares

ici et maintenant ann brasharesQuatrième de couv’…
Suivez les règles. Souvenez-vous de ce qui s’est passé. NE TOMBEZ JAMAIS AMOUREUX. Voici l’histoire de Prenna James, une jeune fille de dix-sept ans qui a immigré aux Etats-Unis, à New York, à l’âge de douze ans. Mais Prenna ne venait pas d’un autres pays. Elle venait … d’une autre époque, du futur. Prenna et ceux qui ont fui avec elle jusqu’au temps présent doivent suivre un ensemble de règles strictes pour assurer la survie du genre humain : ne jamais révéler d’où ils viennent, ne jamais interférer dans le cours de l’Histoire, et ne jamais développer de relations intimes avec quiconque en dehors de leur communauté. Mais Jenna rencontre Ethan Jarvers… Une romance impossible aux enjeux planétaires.

Ici et maintenant, de Ann Brashares (The Here and Now, 2014) Gallimard Jeunesse, juin 2014, 273 pages
2.5 sur 5

Je sais qu’Ann Brashares est très appréciée pour sa série pour ados 4 filles et 1 jean, il ne me semble pas avoir croisé de critiques négatives et même sur les réseaux sociaux dès qu’il a été question de cette auteure c’est à coups de retentissants cris du coeur qu’elle est accueillie. Du coup j’y allais avec un a priori plutôt positif me réjouissant de découvrir son nouveau roman. Le début fut prometteur, j’avais hâte d’en savoir plus : il est question d’une jeune fille qui vit dans les années 2100 - si je ne me trompe pas car ce n’est pas clairement précisé - qui remonte le temps en 2014 accompagnée d’une centaine d’autres personnes dans le but de comprendre pourquoi la Terre a mal tourné et voir s’ils peuvent y remédier. Il est donc question de voyage dans le temps, thème ô combien prometteur et propice à des histoires palpitantes et surtout des réflexions sur notre monde. Alors évidemment il y a des règles qui régissent le comportement des voyageurs du futur : ils doivent éviter de perturber l’ordre naturel des choses, se doivent surtout d’observer et… ne pas lier de relations intimes amicales ou amoureuses avec les natifs des temps présents. Ce qui – on s’en doute – donne lieu a une romance interdite par les autorités voyageuses.
Si j’ai apprécié les quelques considérations écologiques – j’ai toujours pensé que les moustiques seraient le fléau de demain et Ann Brashares ne me contredit pas, brrrrr – elles sont malheureusement trop peu développées à mon goût pour se focaliser sur des détails totalement idiots comme ces lunettes imposées pour les voyageurs qui les empêchent d’agir, un détail parmi d’autres bien trop rabâché qui m’a fait doucement rire et lever les yeux au ciel… Plus on avance plus l’intrigue prend un accent de thriller, on se rend compte que les autorités ne pensent qu’à leurs fesses – ce n’est pas un scoop – mais l’ensemble reste fade, superficiel, maladroit et plutôt ennuyeux et même la romance n’a rien de bien papillonnant.

C’est donc sur un gros BOF que je termine ma découverte d’Ann Brashares. Pas sûre que je relise un des ses romans.

Ann brasharesAnn Brashares, née le 30 juillet 1967 à Alexandria en Virginie, est une écrivaine américaine d’ouvrages pour la jeunesse. Elle est particulièrement connue pour sa série Quatre filles et un jean.  Après avoir suivi ses études à Washington, elle étudie la philosophie à l’Université de Columbia. Elle travaille ensuite chez un éditeur jusqu’à la publication de son premier ouvrage. Elle vit actuellement à Brooklyn avec son mari Jacob Collins et leurs quatre enfants. (source : Wikipedia – source photo auteur : http://www.lapresse.ca/)

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Pas assez pour faire une femme => 1 exemplaire en jeu + résultat

Je l’ai reçu alors qu’il se trouvait déjà dans ma bibliothèque donc avec l’accord des éditions Thierry Magnier je vous propose de remporter l’exemplaire en trop. Enfin « en trop »… C’est plutôt une bonne chose cet envoi finalement ;-))

Pas assez pour faire une femmePas assez pour faire une femme, de Jeanne Benameur

C’est un petit roman « ado » (mais on aurait tort de le ranger dans cette seule catégorie) qui fait pousser des ailes… 91 pages dans le décor d’après mai 68, où il sera question d’amour -le premier-, de liberté et de réalisation de soi par la voix d’une jeune fille de 17 ans.
Des blogueurs en parlent bien mieux que moi : NouketteCajouJérômeL’irrégulièreMokaSharonLivresseSaxaoulCristieMirontaineThalieLeiloonaStellablogueuse – …..

Pour participer :
* Laissez un commentaire sous cet article en me recommandant un livre en quelques mots (2 mots, une phrase, suffisent amplement).
* Ouvert à France métropolitaine, Belgique, Suisse jusqu’au 30 juin minuit.

* Le partage sur les réseaux sociaux n’est pas obligatoire mais ce sera sympa de me donner un coup de pouce.
* Tirage au sort parmi les commentaires la semaine du 30 juin.

Good Luck :-))

****************************************

RESULTAT

Hello, pas beaucoup de billets ces derniers temps, petit coup de mou, moral un peu en berne mais je lis toujours, c’est bon signe ! Je viens tout de même de réaliser le tirage au sort. J’ai utilisé un plugin sous WordPress (merci Solenn pour la découverte) qui s’appelle Comment Contest, il suffit ensuite de cocher les commentaires non-participants et le plugin se charge de faire le tirage. Preuve en image :

gagnante  Pas assez pour faire une femme

C’est donc Louise qui a été tirée au sort, bravo et merci à toutes les participantes ! Je note vos suggestions de lecture avec soin !

A tout bientôt !

 

 

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Pas assez pour faire une femme, de Jeanne Benameur

Pas assez pour faire une femmeQuatrième de couv’…
A l’université dans les années 70 une jeune fille découvre la puissance formidable de l’amour.
D’un côté la joie qui emporte Judith vers Alain, le « meneur » convaincu de la lutte politique. De l’autre l’appartenance à une famille qui l’entrave, soumise à la tyrannie du père.
Ce roman est celui d’une tension.
Judith apprend à mettre en perspective sa « petite histoire » avec la grande, celle initiée par Mai 68. L’entrée dans le monde de la littérature, de la pensée et de l’action politique lui ouvre un chemin de liberté. Jusqu’où ?

Pas assez pour faire une femme, de Jeanne Benameur
éditions Thierry Magnier, sept 2013, 91 pages
5 étoiles

« «Et depuis quand on fait ce qu’on veut dans la vie? » C’est par cette phrase que mai 68 est arrivé dans notre maison. On était à table. On regardait la télévision dans un silence religieux. Silence réclamé par mon père. Et obtenu. » (page 24)

C’est par sa voix que Judith est tombée amoureuse d’Alain. Une voix qui rassemble les étudiants dans un amphi, une voix qui lutte contre l’injustice juste après mai 68 et ses bouleversements politiques et sociaux. Elle y comprend surtout les silences et les fragilités, dans lesquels elle reconnaît son propre combat.
Judith a grandi dans un univers familial qui l’étouffe, un père tyrannique, une mère soumise aux caprices de son mari. En allant vivre à Paris pour suivre ses études, libérée des contraintes familiales, en rencontrant l’amour avec Alain, en ouvrant les yeux au monde, c’est la liberté qui lui tend les mains.
Ce qui marque dans ce petit roman, c’est la voix de Judith, cette ado qui se découvre. Son questionnement. Le ton intimiste. La justesse des sentiments. Dès les premières pages ce roman m’a parlé et m’a émue, m’a touchée de façon très personnelle. Le style particulier et épuré est sa force et les mots font naître des réflexions profondes et essentielles. Ils donnent l’envie furieuse de vivre et de dire.
Il faut noter aussi l’importance des livres, de la conscience politique, du besoin de se réaliser. C’est un tout petit roman pourtant fort et sensible -positif aussi- qui résonne au delà de l’histoire d’Alain et de Judith. Je conseille, bien évidemment.

« Et j’ai lu. Doris Lessing et Anaïs Nin, Françoise Sagan et Joyce et Blaise Cendrars. Sans distinction. Je lisais je lisais. Insatiablement. Je m’endormais, les livres sur les couvertures. C’étaient mes nuits de bivouac sans Alain. Quelque chose de moi avait besoin de solitude pour ça. Dans cette solitude quelque chose se forgeait, que j’ignorais mais à quoi je donnais place. La littérature entrait dans ma vie et je sentais qu’elle me permettait de vivre. Elle ouvrait un espace possible pour respirer à l’intérieur de moi. Je prenais force. Dans le silence des mots écrits. Ceux des autres. Les miens. » (page 70)

« Est-ce que je sais au fond de moi ce qui m’a toujours fait peur ? est-ce qu’on sait toujours tout ? » (page 17)

 

Je valide (enfin) ma participation au challenge Jeanne Benameur chez Noukette. Et une nouvelle participation au challenge Rentrée Littéraire 2013 chez Herisson.

Si ce livre vous tente, il est bien possible qu’un petit jeu pour en remporter un exemplaire arrive tout bientôt…

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Publié dans Contemporain, Jeunesse / Young Adult | Marqué avec , , , , , , , | 11 commentaires